Putain d'envie d'écrire. En plein atterrissage en plus; turbulence. C'est peut être ça qui me stimule l'envie de cracher l'encre sur le papier. Oreilles Bouchées. Descente paresseuse. Vertige. Les lumières dans la pleine sont de plus en plus là. Sang qui remonte. Vu d'ici, tout semble si simple, fourmilière inactive. Vu d'ici, les vélos ne se voient pas plus que les voitures, juste d'interminables rues éclairés. Noir. Engouffré en pleine absence de couleur, je chute. Les oreilles saturent, l'intérieur veut sortir. La peur dans les entrailles. Déjection Cérébrale. Le sang ne circule plus, stockage bulbien. Vibration. Voiture en vu, repérage précosse d'une vie terrestre toujours existante. Sales humains. "Lady and Gentleman, we will shortly arrive in Shanghai.". 300 mètres. Virage à gauche. Aucune envie de toucher Terre. Et si je restais là ? Non, impossible. Mes oreilles vont pisser le sang; décélération. L'humain de gauche s'emmerde, celui de droite est en extase. 200 mètres à peine. Tout mon corps est lâchement attiré par la terre. Celui ci ne fait rien de ce que je veux. Des lignes et des lignes, à croire que où que l'on aille, on ne sait faire que ça. Ding Ding Dong. Ting Bu Tong. I-pod éteint. Les rouent sortent, signe de notre incompétence à rester là. D'ici je suis sur que je pourrais voir un vélo. 50 mètres à tout péter. 20 mètres. C'est bon, je suis bon pour toucher Terre, Terre à terre. Bon pour la potence. Haut le c½ur. Bruit infernal, 3ème guerre mondial. Exterminons les fourmilières. Fini. "Nous vous souhaitons un agréable séjour à Shanghai." Pfff. Même le ciel veux pas nous garder.




